Vendredi je devais me rendre à Dijon avec Bertille pour notre projet Vert chez toi / Wie grün bist du?, et cette journée a vraiment été improbable du début jusqu'à la fin. En vrac:
- j'ai pris un train pour la première fois de ma vie à 5:59
- le train de 5:59 étant en retard, j'ai en fait pris un train à 5:52 pour la première fois de ma vie
- quand Bertille m'annonce qu'on doit prendre ce fichu train plus tôt, j'achète en vitesse la première viennoiserie qui me tombe sous la main à la gare, c'était un croissant à la pâte d'amande, j'aime pas les croissants et c'était assez écoeurant
- dans la gare et dans le train, il y a déjà des gens déguisés parce que la semaine de Carnaval a commencé, sauf que eux, ils n'ont pas dormi et ils sont encore bourrés, d'ailleurs ils ont encore des bière à la main
- un des allemands bourrés nous crie "Helau !" ce qui est le salut traditionnel du Carnaval, avant de roter très bruyamment et de manière fort peu ragoûtante
- nous changeons de train à Mannheim et je m'achète un smoothie pour survivre parce qu'il manque littéralement 8 litres d'eau à mon corps
- oups mon smoothie ananas-pomme-orange sent la poubelle
- nous rechangeons de train à Bâle, en descendant nous voulons aider un monsieur aveugle à prendre son train, il nous parle en allemand suisse, on a juste compris "Dankre"
- nous voulons nous mettre au chaud dans un café pour boire un thé mais il faut payer en Francs Suisse
- nous arrivons à trouver un café qui accepte les CB mais les prix sont en Francs Suisses et le personnel parle français en cuisine mais allemand avec nous (enfin suisse allemand)
- dans le train Bâle-Dijon, nous rencontrons une petite fille qui va "à l'école françaaaaaise" et une vieille dame avec un déambulateur qui a peur que personne ne vienne l'aider à descendre du train. Nous lui proposons notre aide et entamons la discussion. La petite fille se plaint que son petit frère pleure beaucoup mais "la dernière fois c'est parce qu'il s'est cogné contre la montre de Papa et Papa, il a une trèèèès groooosse montre alors ça doit faire trèèèès maaaal". Le père a carrément une tête de banquier/assureur en Suisse. La petite vit depuis 8 ans en Suisse "parce que (elle) a 8 ans", la vieille dame vit depuis 30 ans en Suisse, la petite lui demande si elle a aussi 30 ans ^^
- Nous descendons du train en retard, nous courrons pour trouver notre lieu de RDV, nous demandons de l'aide au centre d'informations qui met littéralement 5 minutes à nous expliquer le chemin par le tram
- Nous prenons le tram et sortons au mauvais arrêt
- Nous cherchons ensuite l'adresse mais ne la trouvons pas, par contre nous trouvons la personne avec qui nous avons RDV
Bref après une rude journée, je reprends mon train pour Paris (qui est parti en retard mais arrive à l'heure) (alors que tous les trains allemands et suisses que j'ai pris ont tous été assez en retard, je dis ça je dis rien) et retrouve Jean et Pauline à la gare. Nous passons une petite soirée sympa chez Jean avec Ombeline, Coralie et Swan, ainsi que des bretzels au Spundekäs' et plein de chips et de Haribos.
Le lendemain, je déjeune avec Floriane (un bo buuuuun <3) et je vais visiter des animaleries avec Jean (je vous ai pas encore dit que je veux adopter un lapin quand je rentre à Paris ?). Je suis tombée amoureuse d'un bébé lapin nain gris, il était siiiii mignon, il m'a regardée à travers la vitre en frétillant des oreilles et du nez et il me disait "emmènes moi avec toi ! nous allons être si heureux ensemble !".
Puis nous sommes allés chez Leroy Merlin acheter des pots de fleurs et des cadres avec Jean (ça nous manquait de pas déménager, il fallait qu'on refasse de la déco ensemble !).
Puis nous sommes allés manger des sushis et boire un verre dans un bar de la rue Oberkampf (où j'ai été tellement intoxiquée par la fumée de clope que j'avais la voix de Patricia Kaas le lendemain) avant de finir sur le canapé de Jean. Le dimanche, nous nous sommes fait un petit brunch crêpes dans la rue Mouffetard avec Jean, avant de se faire une expo. Mais comme nous ne sommes pas encore des bobos professionnels, nous n'avions rien réservé et les 2 heures de queue à Pompidou/Orsay ne nous tentaient guère sous la pluie/neige battante, alors nous avons fini au musée de la Légion d'Honneur à contempler du Napoléon, du Henri III et des médailles honorifiques improbables comme l'Ordre de la Toison d'Or (renommée Ordre du Méchoui par nos soins) ou l'Ordre du Vénérable Honorable Grain de Riz Brillant.
Pour finir la soirée, les 2 premiers épisodes de Once upon a time et du nasi goreng à la friteuse sans huile préparé sur fond de Laurent Voulzy. Elle est pas belle la vie ?
Disons qu'elle était moins belle le lendemain à 6h quand j'ai dû me préparer pour prendre mon train à 7:06. Train qui est parti à l'heure mais arrivé avec presque 2 heures de retard (bah oui, il a neigé ! APPELEZ TF1). En plus j'avais déjà mis ma tenue de Carnaval (jupe en cuir et bas noirs, pull noir avec débardeur blanc et bonnet panda) et le relou à côté de moi dans le train a absolument tenu à me faire la conversation (plus JAMAIS je met de jupe en cuir dans le train) alors que je voulais juste DORMIR. Bref, j'arrive à Francfort puis à Mayence, là c'est l'orgie, il y a des chars dans les rues et des gens déguisés partout, je me sens beaucoup moins seule (mais j'ai beaucoup plus froid) (il fait -4°C quand même). Je retrouve mes amis Robin des Bois et Marianne, la souris, l'allemande et les clowns, le plombier et le Capitaine Haddock, la sorcière et l'écossais.
Nous suivons le "Umzug" le défilé à travers la ville pour s'arrêter grignoter sur la place devant la cathédrale de Mayence, ensuite nous allons devant le théâtre et décidons d'entre dans un pub pour se réchauffer et boire une bière. Vers 18h nous en sortons pour aller danser dans la rue près du Fort Malakoff sur le Rhin, où une des plus importantes scènes de la ville est installée. Nous sommes un peu sur une autre planète où 500 000 personnes dansent en costume dans les rues sur des tas de déchets, il y a des bouteilles d'alcool et des barquettes de frites PARTOUT sur le sol et c'est affreux, Wall-E est demandé à Mayence s'il vous plaît !
Mais l'ambiance est bien sympa jusqu'à ce qu'on arrive au bout des classiques beaufs allemands comme Rouki-Zouki, le Kleine Rote Skopitone et Schatzi schenk mir ein Foto...Là nous avons déclaré forfait et sommes allés manger des frites et des fricadelles de brocoli avant de faire l'after chez moi avec Pascal et Aline. Le lendemain est encore férié pour moi, la ville n'est tout simplement pas encore en état de fonctionner...
mardi 12 février 2013
mardi 5 février 2013
Un peu de culture
En ce joli vendredi soir je m'en vais voir au ciné le dernier Spielberg sur Abraham Lincoln (me faisant houspiller au passage par mon chef qui aimerait que j'aille voir des comédies romantiques avec Jennifer Aniston plutôt que de regarder des thriller politiques).
J'y suis allée avec Martin, mon sciences-piste préféré du groupe des éco-volontaires et le temps de 150 minutes j'ai fait revivre en moi Françoise Mélonio et ses cours sur la naissance de la démocratie américaine et l'abolition de l'esclavage. C'était vraiment un film de tactique politicienne et j'ai bien aimé que Spielberg nous fasse vivre le côté lent et usant de porter des idées visionnaires pour son temps, le côté magouille et instable de la politique où tout se joue aux pots de vin et à l'instinct grégaire. Même si c'était un peu long quand même et que le personnage de Thaddeus Stevens ressemble psychologiquement à s'y méprendre au personnage de Ralph Fiennes dans la Liste de Schindler (le nazi amoureux d'une juive qui ne peut pas crier au monde que OUI il est aryen mais il aime une juive, cette sous-espèce responsable de tous les maux de l'humanité) (céluikiledicépamoa). Bref, pour un commentaire plus élaboré et travaillé et inspirant, je vous invite à lire cet article, d'une jeune fille que j'admire très beaucoup en secret parce qu'elle a plein de talent, et plein d'amis communs avec moi mais que malheureusement je n'ai pas eu le privilège de rencontrer dans la vraie vie (un jour peut être) :)
En vrai, j'étais aussi un peu contente de voir ce film parce que la guerre de Sécession est une période qui me fascine depuis que j'ai lu Autant en emporte le vent (qui est historiquement et sociologiquement parlant TRES intéressant, beaucoup plus que pour son scénario et ses personnages qu'on a très envie de tous prendre pour les mettre dans un mixer et les servir dans des poké-balls assaisonnés de vinaigre balsamique) (j'ai appris masse de choses sur la condition des femmes dans le vieux Sud des Etats-Unis et sur les batailles de la Great Civil War) (et puis c'est intéressant de voir le monde du côté des conservateurs qui vont perdre et dont la petite bulle de confort est en train de s'effondrer)
Sinon, toujours dans la culture mais culinaire cette fois (ben oui c'est un peu la raison d'être de ce blog) (et de votre humble serviteuse), avant le ciné nous avons testé les Berliner Gemüse Kebab (il paraît que c'est le 2è en Allemagne après celui de Mustapha à Berlin) : un vrai bon kebab traditionnel turc avec à la place de la viande, des petits légumes du soleil marinés et grillés, avec des petites pommes de terre sautées...Ce kebab m'a vaccinée des kebabs à la viande, je vais prendre un abonnement végétarien chez lui <3
Encore un peu de culture pour la route...je me suis mise en quête de mon déguisement pour le Carnaval de Mayence...après avoir longuement hésité à m'habiller en fée Clochette (pour son côté green et optimiste "si tu crois toujours en l'écologie et en l'Europe, tape dans tes mains !"), à cause des températures encore glacées je me suis résolue à acheter un gros bonnet de panda et une jupe en cuir. Après tout, ça se recycle bien mieux dans les couloirs de Sciences Po qu'une robe verte à frange. Quoique, pour un cocktail à Bruxelles ? :)
J'y suis allée avec Martin, mon sciences-piste préféré du groupe des éco-volontaires et le temps de 150 minutes j'ai fait revivre en moi Françoise Mélonio et ses cours sur la naissance de la démocratie américaine et l'abolition de l'esclavage. C'était vraiment un film de tactique politicienne et j'ai bien aimé que Spielberg nous fasse vivre le côté lent et usant de porter des idées visionnaires pour son temps, le côté magouille et instable de la politique où tout se joue aux pots de vin et à l'instinct grégaire. Même si c'était un peu long quand même et que le personnage de Thaddeus Stevens ressemble psychologiquement à s'y méprendre au personnage de Ralph Fiennes dans la Liste de Schindler (le nazi amoureux d'une juive qui ne peut pas crier au monde que OUI il est aryen mais il aime une juive, cette sous-espèce responsable de tous les maux de l'humanité) (céluikiledicépamoa). Bref, pour un commentaire plus élaboré et travaillé et inspirant, je vous invite à lire cet article, d'une jeune fille que j'admire très beaucoup en secret parce qu'elle a plein de talent, et plein d'amis communs avec moi mais que malheureusement je n'ai pas eu le privilège de rencontrer dans la vraie vie (un jour peut être) :)
En vrai, j'étais aussi un peu contente de voir ce film parce que la guerre de Sécession est une période qui me fascine depuis que j'ai lu Autant en emporte le vent (qui est historiquement et sociologiquement parlant TRES intéressant, beaucoup plus que pour son scénario et ses personnages qu'on a très envie de tous prendre pour les mettre dans un mixer et les servir dans des poké-balls assaisonnés de vinaigre balsamique) (j'ai appris masse de choses sur la condition des femmes dans le vieux Sud des Etats-Unis et sur les batailles de la Great Civil War) (et puis c'est intéressant de voir le monde du côté des conservateurs qui vont perdre et dont la petite bulle de confort est en train de s'effondrer)
Sinon, toujours dans la culture mais culinaire cette fois (ben oui c'est un peu la raison d'être de ce blog) (et de votre humble serviteuse), avant le ciné nous avons testé les Berliner Gemüse Kebab (il paraît que c'est le 2è en Allemagne après celui de Mustapha à Berlin) : un vrai bon kebab traditionnel turc avec à la place de la viande, des petits légumes du soleil marinés et grillés, avec des petites pommes de terre sautées...Ce kebab m'a vaccinée des kebabs à la viande, je vais prendre un abonnement végétarien chez lui <3
Encore un peu de culture pour la route...je me suis mise en quête de mon déguisement pour le Carnaval de Mayence...après avoir longuement hésité à m'habiller en fée Clochette (pour son côté green et optimiste "si tu crois toujours en l'écologie et en l'Europe, tape dans tes mains !"), à cause des températures encore glacées je me suis résolue à acheter un gros bonnet de panda et une jupe en cuir. Après tout, ça se recycle bien mieux dans les couloirs de Sciences Po qu'une robe verte à frange. Quoique, pour un cocktail à Bruxelles ? :)
lundi 28 janvier 2013
De mon boulot chez les Amis de la Terre
Il serait peut être temps que je vous refasse un petit point sur ce pourquoi je suis avant tout à Mayence cette année, à savoir ma mission chez les Amis de la Terre :)
Après ce début d'année sur les chapeaux de roue, je me suis posée pendant 2h avec mon chef Michael pour réfléchir à ce que j'ai fait jusqu'ici chez le BUND et ce que je vais être amenée à faire dans cette seconde partie de l'année.
D'abord, maintenant que je maîtrise un peu mieux la langue allemande, je vais travailler davantage avec Michael et Bianca, les spécialistes Energie et Biodiversité, sur des questions plus techniques.
Par exemple, j'ai commencé à faire une liste des différents types de plastique pour préparer une exposition interactive avec le public, sur l'impact de ces différents plastiques sur l'environnement et notre santé (je ne pourrais maintenant plus manger de légumes en conserve par peur du Bisphénol A !) (ni boire de l'eau d'une bouteille en plastique PET code 01 à cause des perturbateurs endocriniens).
Je vais aussi travailler sur de la cartographie des territoires potentiels pour des installations éoliennes et les comparer avec les aires de protection naturelles déjà répertoriées (type aire Natura 2000 par exemple), pour apporter une expertise au gouvernement de Rhénanie-Palatinat qui planifie la transition énergétique et les installations de site de production d'énergies renouvelables.
Je travaille déjà également sur un gros projet franco-allemand, qui consiste à faire se rencontrer en mars à Dijon des volontaires allemands avec des volontaires français dans le domaine de l'écologie, avec Bertille je m'occupe de préparer un programme de visites de structures d'éco-volontariat, des débats ouverts avec les Amis de la Terre Allemagne et France...Vous pouvez déjà voir sur ce site à quoi ressemble le projet (c'est moi qui l'ai fait ! et tout le design aussi, le logo, toussa toussa).
Je vais aussi faire un peu de design pour une exposition sur les 40 ans du BUND en Rhénanie Palatinat. Et puis je mène parallèlement mon projet à la fac de Mayence pour organiser une simulation de négociations du climat de manière assez ludique et pédagogique sur le rôle des lobbies.
Voili voilou :) Sinon l'ambiance est toujours bonne dans l'asso, notamment avec mon chef Michael dont je partage le bureau. Il m'a donné une mission un peu spéciale puisqu'il est ingénieur de formation, il veut que je reparte faire de la politique "intelligente" et que j'ai des notions un peu scientifique d'électricité. Ce qui en soit ne me fera pas de mal, parce que la dernière fois qu'il a essayé de me parler de puissances électriques en Watts et d'énergie en Watts heures, j'ai un peu buggué et j'ai dû lire des cours de physiques de 4ème en français sur Internet (là aussi j'ai buggué, j'avais le clip de Rhoff "La puissance" dans la tête).
Ma mission (car je l'ai acceptée) est de mesurer avec un appareil la puissance de tous mes appareils électroménagers pour calculer ma consommation journalière et annuelle, observer la consommation en veille, etc.
Sinon pour le côté plus fun, je suis retournée dîner chez lui et sa femme avec Bertille, nous avons fait des Spätzle faits maison (c'est dur mais avec la machine qui ressemble à un presse-ail géant c'est pratique). Anedocte marrante : forcément à un moment de la soirée on parle politique allemande / française, de Marine Le Pen et du retour de l'extrême droite en Allemagne...et là bien sûr nous en revenons au sujet de conversation préféré des allemands-qui-aiment-se-mortifier-et-s'auto-flageller : le nazisme. Sur ce je fais remarquer en plaisantant que ça nous paraît étonnant, à nous, français, avec quelle facilité les allemands parlent du nazisme, le point Godwin est atteint en moins de 2h de conversation ici ! La femme de Michael me dit d'un air très concerné que cela fait partie de leur histoire et que c'est important pour eux, ce à quoi je réponds en souriant, que nous avons été occupés par les allemands et collaboré un peu quand même donc cela fait aussi partie de notre histoire...
Et alors que j'essaie de me dépatouiller de cette conversation avec mon allemand bredouillant, que je raconte comment en parlant de ma soirée cocktail au Neros' bar, nous parlâmes au bureau des américains qui fréquentent ce bar, puis des américains qui vivent à Mayence et Wiesbaden, puis de la base de l'US Air Force à Wiesbaden, puis de l'occupation américaine de l'Allemagne, puis de la Seconde Guerre Mondiale, puis du nazisme. Mais sinon les cocktails étaient excellents et y'avait une pure ambiance dans ce bar ! Donc alors que j'essaie de me dépatouiller de cette conversation un peu délicate (je pense surtout que ce sont nous les français qui sommes mal à l'aise), mon IPod que j'avais mis en musique d'ambiance française, nous joue du Julien Doré. Quel titre ? "SS in Uruguay".
Après ce début d'année sur les chapeaux de roue, je me suis posée pendant 2h avec mon chef Michael pour réfléchir à ce que j'ai fait jusqu'ici chez le BUND et ce que je vais être amenée à faire dans cette seconde partie de l'année.
D'abord, maintenant que je maîtrise un peu mieux la langue allemande, je vais travailler davantage avec Michael et Bianca, les spécialistes Energie et Biodiversité, sur des questions plus techniques.
Par exemple, j'ai commencé à faire une liste des différents types de plastique pour préparer une exposition interactive avec le public, sur l'impact de ces différents plastiques sur l'environnement et notre santé (je ne pourrais maintenant plus manger de légumes en conserve par peur du Bisphénol A !) (ni boire de l'eau d'une bouteille en plastique PET code 01 à cause des perturbateurs endocriniens).
Je vais aussi travailler sur de la cartographie des territoires potentiels pour des installations éoliennes et les comparer avec les aires de protection naturelles déjà répertoriées (type aire Natura 2000 par exemple), pour apporter une expertise au gouvernement de Rhénanie-Palatinat qui planifie la transition énergétique et les installations de site de production d'énergies renouvelables.
Je travaille déjà également sur un gros projet franco-allemand, qui consiste à faire se rencontrer en mars à Dijon des volontaires allemands avec des volontaires français dans le domaine de l'écologie, avec Bertille je m'occupe de préparer un programme de visites de structures d'éco-volontariat, des débats ouverts avec les Amis de la Terre Allemagne et France...Vous pouvez déjà voir sur ce site à quoi ressemble le projet (c'est moi qui l'ai fait ! et tout le design aussi, le logo, toussa toussa).
Je vais aussi faire un peu de design pour une exposition sur les 40 ans du BUND en Rhénanie Palatinat. Et puis je mène parallèlement mon projet à la fac de Mayence pour organiser une simulation de négociations du climat de manière assez ludique et pédagogique sur le rôle des lobbies.
Voili voilou :) Sinon l'ambiance est toujours bonne dans l'asso, notamment avec mon chef Michael dont je partage le bureau. Il m'a donné une mission un peu spéciale puisqu'il est ingénieur de formation, il veut que je reparte faire de la politique "intelligente" et que j'ai des notions un peu scientifique d'électricité. Ce qui en soit ne me fera pas de mal, parce que la dernière fois qu'il a essayé de me parler de puissances électriques en Watts et d'énergie en Watts heures, j'ai un peu buggué et j'ai dû lire des cours de physiques de 4ème en français sur Internet (là aussi j'ai buggué, j'avais le clip de Rhoff "La puissance" dans la tête).
Ma mission (car je l'ai acceptée) est de mesurer avec un appareil la puissance de tous mes appareils électroménagers pour calculer ma consommation journalière et annuelle, observer la consommation en veille, etc.
Sinon pour le côté plus fun, je suis retournée dîner chez lui et sa femme avec Bertille, nous avons fait des Spätzle faits maison (c'est dur mais avec la machine qui ressemble à un presse-ail géant c'est pratique). Anedocte marrante : forcément à un moment de la soirée on parle politique allemande / française, de Marine Le Pen et du retour de l'extrême droite en Allemagne...et là bien sûr nous en revenons au sujet de conversation préféré des allemands-qui-aiment-se-mortifier-et-s'auto-flageller : le nazisme. Sur ce je fais remarquer en plaisantant que ça nous paraît étonnant, à nous, français, avec quelle facilité les allemands parlent du nazisme, le point Godwin est atteint en moins de 2h de conversation ici ! La femme de Michael me dit d'un air très concerné que cela fait partie de leur histoire et que c'est important pour eux, ce à quoi je réponds en souriant, que nous avons été occupés par les allemands et collaboré un peu quand même donc cela fait aussi partie de notre histoire...
Et alors que j'essaie de me dépatouiller de cette conversation avec mon allemand bredouillant, que je raconte comment en parlant de ma soirée cocktail au Neros' bar, nous parlâmes au bureau des américains qui fréquentent ce bar, puis des américains qui vivent à Mayence et Wiesbaden, puis de la base de l'US Air Force à Wiesbaden, puis de l'occupation américaine de l'Allemagne, puis de la Seconde Guerre Mondiale, puis du nazisme. Mais sinon les cocktails étaient excellents et y'avait une pure ambiance dans ce bar ! Donc alors que j'essaie de me dépatouiller de cette conversation un peu délicate (je pense surtout que ce sont nous les français qui sommes mal à l'aise), mon IPod que j'avais mis en musique d'ambiance française, nous joue du Julien Doré. Quel titre ? "SS in Uruguay".
dimanche 27 janvier 2013
Ich hab' mein Herz in Heidelberg verloren
Comme le dit le titre (qui est celui d'une chanson de 1925), j'ai perdu mon coeur à Heidelberg <3
En vrai, je voulais absolument aller à Heidelberg parce que quand j'étais petite, j'ai vu un film de Noël qui s'appelait "I'll be home for Christmas" (oui les daubes américaines sur le so-called esprit de Noël) (regardez moi cette daube de bande annonce) et un passage est tourné à Heidelberg (c'est le moment de la bande annonce avec une blonde avec des tresses et un short en cuir qui danse la bourrée).
Bref, pour moi, Heidelberg représentait la quintessence de l'Allemagne, rien que son nom déjà Heidelberg (prononcer "Hhhaïdeulbèrgue), m'invoquait la neige et la chaleur des tavernes, les grands moustachus à chaussettes remontées, les montagnes et la forêt pleine d'écho aux bords des fleuves.
Et je n'ai pas été déçue :) Je suis allée à Heidelberg un samedi avec Hélène et Bertille, mes collègues du FÖJ-KUR, avec le Schönes Wochenende Ticket (le même ticket pas cher qu'on a utilisé pour aller à Berlin) et nous avons bien profité de la ville et de ses montagnes enneigées, de la Neckar et de ses vents frais à -8°C, de ses hauteurs et de son château aux lumières féériques au coucher du soleil.
Nous avons commencé par nous promener dans la rue principale entre la gare et la vieille ville, pour nous arrêter déjeuner au Perkeo, petit restaurant très élégant et chaleureux que je vous recommande !
La déco y est incroyable, nous avons déjeuné sous une coupole entourées par un décor un peu méli-mélo mais très classieux (photo du site internet parce que les miennes ne rendent rien)
Nous avons goûté des Schwäbische Maultaschen, des espèces de grosses ravioles à la viande et aux légumes accompagnées d'une sauce à l'oignon confit, c'est une spécialité de la région ! Je vous recommande moins le Rhabarberschorle, un soda à base de jus de rhubarbe et d'eau pétillante (puisque le Schorle est une institution en Allemagne, à partir de n'importe quel jus de fruits et parfois à partir de vin blanc, on vous fait un truc pétillant).
Nous visitons ensuite la vieille ville toute mignonne et son magnifique pont Karl-Theodor
Il y a une statue de singe à côté duquel tout le monde se prend en photo près du pont, moi j'ai choisi l'option plus underground avec les souris
Nous montons ensuite les millions de marches qui nous emmènent au château sur la colline (personne ne nous attendait avec des bouquets d'églantines) (référence Joe Dassin les enfants, faut suivre)...
mais la vue en vaut vraiment la peine.
Nous poursuivons vers les petit jardin des philosophes (Philosophengarten).
Et nous concluons cette belle et fraîche journée dans un café un peu moderne et cosy où des étudiants font mine de réviser tout en ravivant leur capital social autour d'un cookie et d'un latte macchiato (les allemands boivent le café très délavé et avec beaucoup de lait, alors pensez vous le macchiato ils adorent !).
Sinon grosse découverte : les Schneeballträume !
Voilà ce qu'on peut faire avec les restes de pâte à gâteau...
Bref, Heidelberg m'a vendu du rêve :)
En vrai, je voulais absolument aller à Heidelberg parce que quand j'étais petite, j'ai vu un film de Noël qui s'appelait "I'll be home for Christmas" (oui les daubes américaines sur le so-called esprit de Noël) (regardez moi cette daube de bande annonce) et un passage est tourné à Heidelberg (c'est le moment de la bande annonce avec une blonde avec des tresses et un short en cuir qui danse la bourrée).
Bref, pour moi, Heidelberg représentait la quintessence de l'Allemagne, rien que son nom déjà Heidelberg (prononcer "Hhhaïdeulbèrgue), m'invoquait la neige et la chaleur des tavernes, les grands moustachus à chaussettes remontées, les montagnes et la forêt pleine d'écho aux bords des fleuves.
Et je n'ai pas été déçue :) Je suis allée à Heidelberg un samedi avec Hélène et Bertille, mes collègues du FÖJ-KUR, avec le Schönes Wochenende Ticket (le même ticket pas cher qu'on a utilisé pour aller à Berlin) et nous avons bien profité de la ville et de ses montagnes enneigées, de la Neckar et de ses vents frais à -8°C, de ses hauteurs et de son château aux lumières féériques au coucher du soleil.
Nous avons commencé par nous promener dans la rue principale entre la gare et la vieille ville, pour nous arrêter déjeuner au Perkeo, petit restaurant très élégant et chaleureux que je vous recommande !
La déco y est incroyable, nous avons déjeuné sous une coupole entourées par un décor un peu méli-mélo mais très classieux (photo du site internet parce que les miennes ne rendent rien)
Nous avons goûté des Schwäbische Maultaschen, des espèces de grosses ravioles à la viande et aux légumes accompagnées d'une sauce à l'oignon confit, c'est une spécialité de la région ! Je vous recommande moins le Rhabarberschorle, un soda à base de jus de rhubarbe et d'eau pétillante (puisque le Schorle est une institution en Allemagne, à partir de n'importe quel jus de fruits et parfois à partir de vin blanc, on vous fait un truc pétillant).
Il y a une statue de singe à côté duquel tout le monde se prend en photo près du pont, moi j'ai choisi l'option plus underground avec les souris
Nous montons ensuite les millions de marches qui nous emmènent au château sur la colline (personne ne nous attendait avec des bouquets d'églantines) (référence Joe Dassin les enfants, faut suivre)...
mais la vue en vaut vraiment la peine.
Nous poursuivons vers les petit jardin des philosophes (Philosophengarten).
Sinon grosse découverte : les Schneeballträume !
Voilà ce qu'on peut faire avec les restes de pâte à gâteau...
Bref, Heidelberg m'a vendu du rêve :)
mardi 22 janvier 2013
Week end à Berlin et manif wir haben es satt !
Du vendredi 18 au dimanche 20 janvier, j'ai participé grâce à mon boulot à une expérience extra avec mes amis volontaires.
Comme j'ai organisé à Mayence en octobre une petite manif pour une réforme ambitieuse de la Politique Agricole Commune de l'UE, cette fois-ci j'ai pu co-organiser une énooooorme manif sur le même thème à Berlin.
Sauf que là, c'était un peu plus wild.
Avec mon collègue Janosh, mes amis volontaires (Aline, Perrine, Marc, Pascal, Isabelle, Raphaël et sa copine Coralie) et une trentaine de jeunes allemands membre du groupe jeune de BUND (le BUND Jugend) ou FÖJlers engagés (éco-volontaires pour ceux qui n'ont toujours pas compris ce que c'est que signifie les lettres FÖJ), nous avons pris le train pour aller à Berlin. En vrai nous avons pris DES trains, parce qu'avec les cartes de train Week end pour traverser les différents Länder (régions) allemands, le trajet aller-retour Mayence-Berlin ne coûtait que 20€ par personne mais il fallait changer 4 fois de train, pour un voyage d'environ 9-10h en tout.
Le truc drôle, c'est qu'on était aussi déguisés (cette fois-ci j'étais une jolie petite tomate) et qu'on était vraiment beaucoup (environ 40 en tout) donc un groupe de 40 jeunes déguisés dans une gare/un train, ça se remarque ! C'était un peu stressant pour moi de devoir encadrer tout le monde avec Janosh et Simon, mes 2 collègues du BUND, mais ça s'est plutôt bien passé (si on oublie le SDF qui nous a suivi et taxé des bières et tenté de tripoter une des filles). Arrivés à Berlin, nous logions dans un centre culturel à 20minutes d'Alexanderplatz (ZE place to be à Berlin) et dormions dans un gymnase (froid) (très froid).
Arrivés à 1h à Berlin, nous nous levons à 7h pour aller manifester à 9h45 avec 200 autres jeunes et en tout 25 000 manifestants de différentes assos (des agriculteurs, les Verts, Greenpeace, etc.) sur la place devant la gare de Berlin. Martin et une volontaire allemande nous ont rejoint, car ils assistaient au Jugendforum, un forum de jeunes franco-allemands à Berlin (oui c'est eux qui sont passés sur Arte avec François et Angela). Il faisait -9°C et le cortège peinait à démarrer donc nous nous sommes occupés tant bien que mal (on a refait la danse des canards entre autres) (et puis inventé des chansons sur l'air de chansons de manif française) (genre L'Euroooooope si tu savaaaaaais ta réfoooormeuh...)
On a suivi la manif jusqu'à Friedrichstrasse où nous avons pris un métro pour Alexanderplatz et aller manger dans mon resto préféré de tous les temps à Berlin : Dolores, le resto à burritos !
Il font vraiment des très bons burritos pour les carnivores, les végétariens, les végétaliens et ça c'est cool ! Avec un petit Club Maté pour se réveiller ;)
Yijiao, Laurent et Enora mes amis de Sciences Po m'ont retrouvée dans ce resto et puis nous sommes allés voir la East Side Gallery avec Enora (mais bon un peu au pas de course parce que par -9°C c'est tout de suite beaucoup moins sympa).
De retour au centre pour se réchauffer et manger, nous sommes ressortis vers 23h pour aller boire un verre dans un Wohnzimmer-bar de Prenzlauerberg (le quartier Nord Est de Berlin) avec Martin et 2 volontaires allemandes du Jugendforum. Le concept de ce genre de bar, c'est que la déco est complètement phychédélique avec des canapés partout, des vieilles tapisseries et des lampes années 50. La musique va avec et c'est très cool.
Le lendemain on repart trèèèès tôt vers 7h45 et puis nous arrivons à Mayence vers 20h.
Au final, je suis vraiment heureuse que mes amis aient pu me suivre dans cette aventure parce qu'on s'est vraiment bien marrés ensemble, et ça n'aurait peut être pas été le cas si j'y avais été seulement dans le cadre du boulot. En plus du fait que mon collègue a été fortement désagréable avec tout le monde pendant le week end, ces jeunes étaient tous des végétaliens très engagés et surtout un peu fermé d'esprit. Pour moi, ils n'ont pas bien compris l'idée de la manifestation et voulaient surtout convaincre tout le monde de devenir végétalien, ce qui était assez gênant.
J'essaie déjà de devenir végétarienne pour plusieurs raisons : les antibiotiques, hormones, toxines que contient la viande aujourd'hui (probablement les OGM puisqu'on nourrit les animaux avec du soja qui vient d'Amérique Latine) et parce que la production de viande requiert de grandes quantités d'eau et de terres (souvent réquisitionnées par les gouvernements des pays du Sud pour cultiver des céréales pour l'exportation plutôt que pour nourrir la population).
Aussi parce que je ne cautionne pas du tout le traitement des animaux dans les batteries industrielles, mais pour ça on peut acheter de la viande labellisée ou du lait/des oeufs bio, et bien regarder sur ses cosmétiques que la mention "non testé sur des animaux" y figure.
Mais les végétaliens que j'ai rencontrés (à part Uli mon assistante d'allemand au lycée) essayaient tous de nous convaincre absolument de faire comme eux parce que "c'est pas gentil d'être méchant avec les animaux" et ça, je trouve ça assez pourri comme argument. Effectivement si on y réfléchit, l'être humain n'est pas censé boire du lait à 22 ans parce que tous les autres animaux arrêtent d'en boire lorsqu'ils sont sevrés...or nous forçons des vaches à avoir des petits pour ensuite leur voler leur lait, quand on y réfléchit c'est dément comme idée ! Et un tel argument pourrait peut être (éventuellement) (si répété et étayé) me faire diminuer ma consommation de yaourt (j'en suis à 3 pots de 500g par semaine) (j'ai peut être beaucoup besoin de calcium) ou alors me faire acheter des yaourts bio d'exploitation où les vaches sont bien traitées et pas forcées de faire des veaux à la chaîne. Mais typiquement, des gens qui regardent dans mon assiette en me posant des question d'un air arrogant ou qui regardent les étiquettes de mes biscuits en me disant "Tu bouffes vraiment n'importe quoi", non seulement ça m'énerve, mais en plus ce genre de personnes décrédibilise complètement leur discours. Je dirais même plus que j'ai envie de leur fourrer des fricadelles dans le nez. Na.
Comme j'ai organisé à Mayence en octobre une petite manif pour une réforme ambitieuse de la Politique Agricole Commune de l'UE, cette fois-ci j'ai pu co-organiser une énooooorme manif sur le même thème à Berlin.
Sauf que là, c'était un peu plus wild.
Avec mon collègue Janosh, mes amis volontaires (Aline, Perrine, Marc, Pascal, Isabelle, Raphaël et sa copine Coralie) et une trentaine de jeunes allemands membre du groupe jeune de BUND (le BUND Jugend) ou FÖJlers engagés (éco-volontaires pour ceux qui n'ont toujours pas compris ce que c'est que signifie les lettres FÖJ), nous avons pris le train pour aller à Berlin. En vrai nous avons pris DES trains, parce qu'avec les cartes de train Week end pour traverser les différents Länder (régions) allemands, le trajet aller-retour Mayence-Berlin ne coûtait que 20€ par personne mais il fallait changer 4 fois de train, pour un voyage d'environ 9-10h en tout.
Le truc drôle, c'est qu'on était aussi déguisés (cette fois-ci j'étais une jolie petite tomate) et qu'on était vraiment beaucoup (environ 40 en tout) donc un groupe de 40 jeunes déguisés dans une gare/un train, ça se remarque ! C'était un peu stressant pour moi de devoir encadrer tout le monde avec Janosh et Simon, mes 2 collègues du BUND, mais ça s'est plutôt bien passé (si on oublie le SDF qui nous a suivi et taxé des bières et tenté de tripoter une des filles). Arrivés à Berlin, nous logions dans un centre culturel à 20minutes d'Alexanderplatz (ZE place to be à Berlin) et dormions dans un gymnase (froid) (très froid).
Arrivés à 1h à Berlin, nous nous levons à 7h pour aller manifester à 9h45 avec 200 autres jeunes et en tout 25 000 manifestants de différentes assos (des agriculteurs, les Verts, Greenpeace, etc.) sur la place devant la gare de Berlin. Martin et une volontaire allemande nous ont rejoint, car ils assistaient au Jugendforum, un forum de jeunes franco-allemands à Berlin (oui c'est eux qui sont passés sur Arte avec François et Angela). Il faisait -9°C et le cortège peinait à démarrer donc nous nous sommes occupés tant bien que mal (on a refait la danse des canards entre autres) (et puis inventé des chansons sur l'air de chansons de manif française) (genre L'Euroooooope si tu savaaaaaais ta réfoooormeuh...)
On a suivi la manif jusqu'à Friedrichstrasse où nous avons pris un métro pour Alexanderplatz et aller manger dans mon resto préféré de tous les temps à Berlin : Dolores, le resto à burritos !
Il font vraiment des très bons burritos pour les carnivores, les végétariens, les végétaliens et ça c'est cool ! Avec un petit Club Maté pour se réveiller ;)
Yijiao, Laurent et Enora mes amis de Sciences Po m'ont retrouvée dans ce resto et puis nous sommes allés voir la East Side Gallery avec Enora (mais bon un peu au pas de course parce que par -9°C c'est tout de suite beaucoup moins sympa).
De retour au centre pour se réchauffer et manger, nous sommes ressortis vers 23h pour aller boire un verre dans un Wohnzimmer-bar de Prenzlauerberg (le quartier Nord Est de Berlin) avec Martin et 2 volontaires allemandes du Jugendforum. Le concept de ce genre de bar, c'est que la déco est complètement phychédélique avec des canapés partout, des vieilles tapisseries et des lampes années 50. La musique va avec et c'est très cool.
Le lendemain on repart trèèèès tôt vers 7h45 et puis nous arrivons à Mayence vers 20h.
Au final, je suis vraiment heureuse que mes amis aient pu me suivre dans cette aventure parce qu'on s'est vraiment bien marrés ensemble, et ça n'aurait peut être pas été le cas si j'y avais été seulement dans le cadre du boulot. En plus du fait que mon collègue a été fortement désagréable avec tout le monde pendant le week end, ces jeunes étaient tous des végétaliens très engagés et surtout un peu fermé d'esprit. Pour moi, ils n'ont pas bien compris l'idée de la manifestation et voulaient surtout convaincre tout le monde de devenir végétalien, ce qui était assez gênant.
J'essaie déjà de devenir végétarienne pour plusieurs raisons : les antibiotiques, hormones, toxines que contient la viande aujourd'hui (probablement les OGM puisqu'on nourrit les animaux avec du soja qui vient d'Amérique Latine) et parce que la production de viande requiert de grandes quantités d'eau et de terres (souvent réquisitionnées par les gouvernements des pays du Sud pour cultiver des céréales pour l'exportation plutôt que pour nourrir la population).
Aussi parce que je ne cautionne pas du tout le traitement des animaux dans les batteries industrielles, mais pour ça on peut acheter de la viande labellisée ou du lait/des oeufs bio, et bien regarder sur ses cosmétiques que la mention "non testé sur des animaux" y figure.
Mais les végétaliens que j'ai rencontrés (à part Uli mon assistante d'allemand au lycée) essayaient tous de nous convaincre absolument de faire comme eux parce que "c'est pas gentil d'être méchant avec les animaux" et ça, je trouve ça assez pourri comme argument. Effectivement si on y réfléchit, l'être humain n'est pas censé boire du lait à 22 ans parce que tous les autres animaux arrêtent d'en boire lorsqu'ils sont sevrés...or nous forçons des vaches à avoir des petits pour ensuite leur voler leur lait, quand on y réfléchit c'est dément comme idée ! Et un tel argument pourrait peut être (éventuellement) (si répété et étayé) me faire diminuer ma consommation de yaourt (j'en suis à 3 pots de 500g par semaine) (j'ai peut être beaucoup besoin de calcium) ou alors me faire acheter des yaourts bio d'exploitation où les vaches sont bien traitées et pas forcées de faire des veaux à la chaîne. Mais typiquement, des gens qui regardent dans mon assiette en me posant des question d'un air arrogant ou qui regardent les étiquettes de mes biscuits en me disant "Tu bouffes vraiment n'importe quoi", non seulement ça m'énerve, mais en plus ce genre de personnes décrédibilise complètement leur discours. Je dirais même plus que j'ai envie de leur fourrer des fricadelles dans le nez. Na.
dimanche 13 janvier 2013
Sous le soleil des tropiques
Un truc inédit depuis 5 ans : cette année, je passe Noël à la Réunion <3
Du 18 décembre au 10 janvier, je me suis fait des vacances de rêves sous le soleil réunionnais : 27°C minimum (et jusqu'à 37°C !), piscine à 30°C, ma journée type consistant à manger des mangues/letchis/de l'ananas, m'enduire d'huile de coco et bronzer au bord de la piscine, manger des salades, des grillades, des carris, nager à la piscine, remanger des mangues/letchis...
Bon en vrai j'ai mangé pas mal de trucs allemands que j'avais rapportés de mes marchés de Noël :
- du Christ Stollen, un gâteau à base de brioche, de fruits confits, de pâte d'amande et recouvert de sucre glace
- des Haribos panda (oui ça existe)
- de la saucisse de Mayence
- des Gummibärchen parfum de Noël (petits nounours en gomme)
- des Lebkuchen
- de la saucisse de foie de la région de Pfalz
- du vin du domaine St Alban près de Mayence
- encore des Lebkuchen mais dans une maison de Hansel et Gretel (renommés Schnackense par Nagué)
- de la moutarde de Wiesbaden
Voilà j'ai passé de super fête avec mes parents et mon chat, et puis avec Nagué et sa famille.
J'ai eu en plus l'occasion de revivre un cyclone avant de partir, c'était sympa :)
Le retour n'a pas été si dur car j'étais contente de revoir mes amis FÖJler et mes collègues, même si le trajet Orly-Roissy s'est avéré plus compliqué que prévu à cause de la grève escargot des taxis parisiens (MERCI les mecs MERCI vraiment !).
Mais arrivée à Mayence, j'avais de quoi me remonter : du rhum, des pâtes de fruits, des gratons, des bonbons coco, un ananas, des mangues, des letchis, de la confiture de goyavier, du miel de letchis, du thé Bois Chéri et du café vanille...
Du 18 décembre au 10 janvier, je me suis fait des vacances de rêves sous le soleil réunionnais : 27°C minimum (et jusqu'à 37°C !), piscine à 30°C, ma journée type consistant à manger des mangues/letchis/de l'ananas, m'enduire d'huile de coco et bronzer au bord de la piscine, manger des salades, des grillades, des carris, nager à la piscine, remanger des mangues/letchis...
Bon en vrai j'ai mangé pas mal de trucs allemands que j'avais rapportés de mes marchés de Noël :
- du Christ Stollen, un gâteau à base de brioche, de fruits confits, de pâte d'amande et recouvert de sucre glace
- des Haribos panda (oui ça existe)
- de la saucisse de Mayence
- des Gummibärchen parfum de Noël (petits nounours en gomme)
- des Lebkuchen
- de la saucisse de foie de la région de Pfalz
- du vin du domaine St Alban près de Mayence
- encore des Lebkuchen mais dans une maison de Hansel et Gretel (renommés Schnackense par Nagué)
- de la moutarde de Wiesbaden
Voilà j'ai passé de super fête avec mes parents et mon chat, et puis avec Nagué et sa famille.
J'ai eu en plus l'occasion de revivre un cyclone avant de partir, c'était sympa :)
Le retour n'a pas été si dur car j'étais contente de revoir mes amis FÖJler et mes collègues, même si le trajet Orly-Roissy s'est avéré plus compliqué que prévu à cause de la grève escargot des taxis parisiens (MERCI les mecs MERCI vraiment !).
Mais arrivée à Mayence, j'avais de quoi me remonter : du rhum, des pâtes de fruits, des gratons, des bonbons coco, un ananas, des mangues, des letchis, de la confiture de goyavier, du miel de letchis, du thé Bois Chéri et du café vanille...
mardi 18 décembre 2012
Weihnachtsfeier, Weihnachtsmarkt, Weihnachtsfeier...
Le mois de décembre en Allemagne c'est éprouvant. Il faut pouvoir envisager de ne se nourrir que de Glühwein (vin chaud), de Lebkuchen et de biscuits de Noël ! Parce qu'entre les fêtes de Noël au bureau, dans la colloc et avec les amis, et les marchés de Noël à Mayence et à Wiesbaden...
J'ai été quelques fois au marché de Noël de Mayence, d'abord avec Martin, puis avec Aline et Hélène, et puis j'ai été au marché de Noël de Wiesbaden avec Bertille la veille de rentrer à la Réunion.
Le truc chouette c'est que la plupart des stands des marchés de Noël sont vraiment traditionnels, on y vend de la vraie bouffe de Noël ou des vraies spécialités allemandes (pas des pizzas ou des burgers quoi) et des objets d'artisanat (pas des râpes à légumes ou des produits miracles à faire briller l'évier).
Et puis avec ses petits tonneaux, le village de Noël de Mayence est trop choupichou <3
Marché de Noël de Wiesbaden, ou le "Sternschnuppenmarkt", le marché de l'étoile filante
J'ai été quelques fois au marché de Noël de Mayence, d'abord avec Martin, puis avec Aline et Hélène, et puis j'ai été au marché de Noël de Wiesbaden avec Bertille la veille de rentrer à la Réunion.
Le truc chouette c'est que la plupart des stands des marchés de Noël sont vraiment traditionnels, on y vend de la vraie bouffe de Noël ou des vraies spécialités allemandes (pas des pizzas ou des burgers quoi) et des objets d'artisanat (pas des râpes à légumes ou des produits miracles à faire briller l'évier).
Et puis avec ses petits tonneaux, le village de Noël de Mayence est trop choupichou <3
Marché de Noël de Wiesbaden, ou le "Sternschnuppenmarkt", le marché de l'étoile filante
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